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“If in doubt, let us randomize”. Cette devise de l’inventeur de l’angioplastie coronaire, Andreas Gruentzig reste plus que jamais d’actualité.

Une question lancinante, après COURAGE et ORBITA, tenaillait certains cardiologues sceptiques : « quel bénéfice peut-on espérer obtenir, chez des patients présentant une ischémie d’effort modérée ou sévère et traités médicalement de façon optimale, à ajouter une coronarographie pouvant déboucher sur une revascularisation percutanée ou à ciel ouvert ? »

Le vaste essai randomisé ISCHEMIA incluant 5179 patients tente d’apporter une dernière vérité scientifique « indépassable ». Avec pour but d’irradier notre entendement d’une grande lumière, nécessaire à une grande inclination dans notre volonté de soigner le plus rationnellement possible.

Deux universitaires virtuoses ont accepté de défendre ces deux attitudes antinomiques. Nicolas Danchin de l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris, fin connaisseur de la maladie coronarienne, qui s’évertuera à nous convaincre définitivement du bien-fondé de l’approche conservatrice du traitement de l’angor stable. Et Faouzi Addad, cardiologue interventionnel talentueux, qui dirige l’Hôpital de l’Ariana à Tunis qui défendra les bénéfices d’une approche invasive.

Une controverse capitale pour l’avenir de la cardiologie interventionnelle coronaire.

 

Paul Barragan pour le comité scientifique du CFCI